Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 17:34

Il y a quelques jours, des élus et des syndicalistes manifestaient devant la préfecture du Lot contre la fermeture des gares de Souillac et de Gourdon.

Ils avaient raison.

La menace intéresse-t-elle Cahors ?

Assurément : après les sous-préfecture, c’est bien la préfecture qui sera dans la ligne de mire. 
Le combat est-il perdu d’avance ? Peut-être pas mais il nous faut des élus forts et influents pour nous défendre car le problème vient de loin.
C’est vers 1990 qu’il a été décidé en haut lieu de privilégier les axes Paris Bordeaux et Paris Lyon au détriment de Paris Toulouse et pas seulement en matière ferroviaire.        
Le résultat : des TGV ont été installés sur ces axes, le train Paris Toulouse devant à terme passer par…Bordeaux.

La  ligne SNCF directe était ainsi promise à un lent dépérissement qui s’est traduit par la suppression de plusieurs trains et bientôt d’arrêts et de gares secondaires.

Pourquoi cette orientation ? 
C’est une mode qui s’est propagée dans la haute technocratie, à l’instigation de Jean-Louis Guigou, mari d’Elisabeth et gourou alors bien en cour de l’aménagement du territoire.
La chanson était qu’ « à l’heure européenne », il fallait simplifier la France, regrouper les régions, se concentrer sur trois ou quatre grands axes, prendre acte de l’essor des zones maritimes et délaisser le centre de la France (quel compte obscur, M.Guigou, ancien élève de Sainte Marie de Rodez avait-il à régler pour être aussi hostile au Massif central ?). Faute de contradiction, cette idée saugrenue est peu à peu devenue la « pensée unique » en matière d’aménagement du territoire.
Depuis 18 ans, ce plan absurde est, si l’on ose dire, sur les rails. Année après année, il s’exécute un peu plus.

Hélas, il ne s’est trouvé alors aucun grand élu, doté de bon sens pour taper du poing sur la table et dire que  l’idée technocratique de délaisser l’axe médian de la France, Paris Toulouse était absurde.

Pourtant au tournant des années 1990, le ministre de l’équipement s ’appelait Maurice Faure, auquel  Guigou vouait un véritable culte.

Nous n’accusons certes pas l’empereur du Lot s’être à l’origine de ce plan mais quand la fonction politique s’affaiblir, sous l’effet de politiques incompétents (ce n’était pas le cas de celui dont nous parlons) ou nonchalants, c’est la technocratie qui gouverne. Or il lui arrive, plus qu’à son tour, de délirer.

Les parlementaires de gauche qui s’associent aux manifestations pour la réservation des gares du Lot devraient se souvenir de tout cela.

 

 

 

Par Roland Hureaux
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 23:07

NON, MONSIEUR LECURU, LA HAUSSE DES IMPÖTS N’ETAIT PAS INELUCTABLE !

Interpellé par nous sur la hausse invraisemblable des impôts locaux au cours des dernières années (taxe foncière, taxe d’habitation : + 50 % en 7 ans), M.Lecuru a répondu dans différents organes de presse :

  • que les conseils régionaux et généraux, à majorité socialiste, n ’avaient pas fait mieux : depuis quand faire aussi mal que la gauche en matière fiscale est-il une excuse pour un maire supposé de droite, élu sur la promesse de contenir la hausse des impôts (mais cela M.Lecuru ne s’en souvient pas parce qu’il n’a pas participé à la campagne électorale de 2001, laissant d’autres faire le travail ) ? Et comment ignorer les nombreuses villes de droite, et même de gauche, qui ont réussi à ne pas augmenter les taux d’imposition depuis 2001 : Castres, Montauban, Toulouse, Bordeaux, Marmande etc. ? Mais celles là ont des maires qualifiés !
  • que cette hausse était nécessaire pour, dit–il « ne pas arrêter les investissements ». Faux : la hausse de 50 % est pour l’essentiel le résultat de la dérive des dépenses de fonctionnement. Les grands investissements de l’équipe actuelle (parking, boulevard) ont été financés par des emprunts que l’on a à peine commencé à rembourser. C’est dire l’héritage que va nous laisser l’équipe actuelle !

Par ailleurs nous ferons observer qu’investir n’est pas une fin en soi. Il faut en avoir les moyens d’abord; il faut ensuite et surtout que ces investissements soient judicieux. Les seuls investissements utiles de l’équipe actuelle (rond points, parking de délestage) n’ont pas coûté cher. Ceux qui ont coûté cher sont éminemment critiquables  au contraire:

  • le projet de parking souterrain s’enlise dans des difficultés archéologiques qui étaient parfaitement prévisibles pour un esprit sensé ; il est au demeurant une aberration sur le plan de l’urbanisme ;
  • la rénovation du haut du boulevard, effectuée à la suite d’un appel d’offre douteux a coûté beaucoup plus cher qu’elle n’aurait dû : ses effets, ralentissement de la circulation, diminutions des possibilités de stationnement sont très critiquables.

La politique fiscale de l’  équipe actuelle est le résultat de son incompétence : quand la machine municipale roule tous boulons desserrés, le moteur consomme davantage. Nous savons tous dans quelle anarchie règne dans les services municipaux que personne ne dirige plus. L’incapacité de contrôler les coûts en est la conséquence.

 

 

 

Par Roland Hureaux
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 11:13
     Créer des emplois à Cahors :
c’est possible !


Entretien avec Roland Hureaux,
Janvier 2008


Q. Roland Hureaux, vous dites qu’il est possible d’attirer des emplois à Cahors. Etes-vous le  Père Noël ?

R.H. Non, je suis  réaliste : toutes les villes de la  région ont  connu au cours des dernières décennies un développement économique important. Cahors peut y prétendre  aussi.

Q. Que faut-il donc faire pour attirer des emplois dans une ville comme Cahors ?


R.H. Trois conditions à cela. La première, qui va de soi, ce sont les conditions objectives, matérielles : la situation, la disponibilité des terrains, les équipements. Tout cela nous l’avons, mieux peut-être que d’autres.
Le SYCALA, zone industrielle de Cahors-Sud est un site extraordinaire :
disponibilité de terrains relativement isolés, proximité de l’autoroute,
du chemin de fer, d’un aérodrome qui ne demande qu’à être développé,
cela à trois quart d’heures de l’entrée de Toulouse.
Les industriels qui l’ont visité trouvaient le site exceptionnel,
sous réserve de quelques améliorations indispensables comme la fibre optique.

Q. Mais cela ne suffit apparemment pas.

R.H. En effet. Il y a aussi l’environnement humain.
Les élus jouent à cet égard un rôle essentiel. Il faut qu’ils sachent accueillir
les porteurs de projet : leur inspirer confiance, parler le même langage qu’eux, franc et clair, tenir parole, ne pas donner l’impression,
comme certains maires ont pu le faire, de vouloir les attirer
dans des embrouilles politiques, être enfin capable de simplifier et faciliter
leurs démarches administratives au lieu de les compliquer,
comme le font certains élus incompétents.

Q. Est-ce tout ?


R.H. La troisième condition du développement, c’est le carnet d’adresse du maire. Le maire est vraiment, plus encore que le député
dont le rôle est en la matière de plus en plus marginal, le VRP de sa ville.
S’il a déjà roulé sa bosse, s’il a un réseau de relations étendues et diversifiées,
il peut faire beaucoup pour sa commune.

Q. Et ce carnet d’adresse, vous pensez l’avoir ?

R.H. Au moins autant que d’autres candidats en tous cas.

Q. S’il est si simple d’attirer des emplois à Cahors, pourquoi ne l’a-t-on pas fait plus tôt ?

R.H. C’est une grande question. Il  y a eu dans le passé ceux qui pouvaient
et ne voulaient pas et puis ceux qui voulaient et ne pouvaient pas.
Il fut un temps où les usines n’étaient pas les bienvenues à Cahors :
elles ne faisaient pas, paraît-il, de bons radicaux socialistes ;
les cadres étaient trop à droite, et les ouvriers trop à gauche !
C’est en tous les cas ce qui se dit.
Et puis, il y a eu au cours des dernières années,
des élus qui ne savaient pas faire : faute de relations, faute de compétence.
C’est pourquoi les Cadurciens veulent aujourd’hui une nouvelle donne.
Ils veulent bien entendu autre chose que ce qu’ils ont connu
au cours des dernières années mais ils ne veulent pas pour autant
revenir au passé. Il est temps après tout que Cahors devienne une ville normale avec des élus compétents qui veulent la développer normalement.
Et les  enfants des Cadurciens doivent pouvoir vivre et travailler à Cahors.

Q. Mais n’est-il pas trop tard, n’avons nous pas définitivement manqué les trains ?

R.H. Je ne le pense pas. L’attraction des villes du Midi pour les entreprises
touche tous les pays développés : les Etats-Unis, l’Allemagne,
le Royaume-Uni et aussi la France. C’est une tendance de fond.
Toutes les villes du midi en ont profité.
Il n ’y a aucune raison que nous n’en profitions pas aussi.
Sauf en cas de crise internationale grave, bien sûr.
Et d’ailleurs il n’est pas question de faire de Cahors une grande ville industrielle,
ce serait ridicule, simplement d’y offrir un peu plus d’emplois aux jeunes.

Q. N’est-ce pas contradictoire avec la vocation touristique de Cahors ?

R.H. Au contraire. L’image d’une ville (et Cahors, grâce à ses monuments,
son vin, conserve une bonne image) est de plus en plus un facteur de développement.
De toutes les façons, la zone industrielle n’est pas à côté  du Pont Valentré !

Q. Malgré ce que vous dites, certaines statistiques font valoir que le bassin d’emploi de Cahors ne se porte pas si mal.

R. H. Essentiellement grâce aux emplois administratifs, 
pas aux emplois productifs. Mais ça ne suffit pas.
La vitalité d’un pays, d’une ville ne sauraient reposer sur la seule administration.


La lettre de Roland Hureaux

Par Roland Hureaux
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 16:37
  
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Par Roland Hureaux
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